L’adultération des laits correspond à l’ajout intentionnel ou frauduleux de laits de différentes espèces alors qu’une seule est censée être représentée. Il est utile de réaliser ces recherches sur les laits crus pour s’assurer de la conformité d’une livraison aux spécifications commerciales ou pour vérifier la qualité du nettoyage d’une citerne. L’adultération est également recherchée dans les produits finis afin de garantir, par exemple, que des fromages au lait de chèvre sont bien exclusivement réalisés avec ce lait.
Au LABCO nous pouvons rechercher la présence des trois laits (vache, chèvre et brebis) en utilisant deux méthodes différentes, l’ELISA (en général sandwich) et la PCR temps réel (qPCR).
- La méthode ELISA (de l’anglais enzyme-linked immunosorbent assay, littéralement « technique d’immunoadsorption par enzyme liée ») permet d’identifier une espèce animale par la présence d’une protéine spécifique (antigène) par l’intermédiaire d’un anticorps qui libère un composant coloré quand l’association se fait. Au LABCO, l’ELISA se fait en général par une variante dite sandwich dans laquelle les antigènes sont fixés au support par un anticorps de capture ce qui permet notamment de ne pas « perdre » d’antigène.
- La PCR (de l’anglais polymerase chain reaction, littéralement « réaction en chaine par polymérase » permet cette fois d’identifier des séquences d’ADN spécifiques de chaque espèce. Ici, l’objectif est de multiplier de façon exponentielle les séquences spécifiques d’ADN jusqu’à pouvoir les détecter. Dans la PCR temps réel, il est en plus ajouté un marqueur fluorescent qui permet de suivre en temps réel l’amplification des séquences d’ADN quand elles sont présentes et ce de façon beaucoup plus sensible que pour une PCR classique ou l’ELISA. Cette technique assez nouvelle, pour ce travail de spéciation permet en outre d’avoir une approche quantitative plus précise que par ELISA.